RAPPORT DE STAGE
Septembre / Novembre 1997
Sous la direction de Mr Amiel
Université Montpellier II
Formation au D.U. Technicien Specialise en Aquaculture
Station Méditerranéen d'Environnement Littoral
CREUFOP - SETE
Parc Astérix : Delphinarium
Julien Marchal
A mes parents, ma soeur adorée, les dauphins et baleines de tous les océans, et la mer.
Remerciements
Lors de ce stage de deux mois, j'ai pu découvrir le véritable aspect de chaque personne du delphinarium. Et c'est sans doute ne me défendant le plus, face aux caractères difficiles de quelques-uns, que je vais remercier ceux qui le méritent vraiment.
Donc, merci à la gentillesse de :
- Mme Fournier Véronique et ses données suivantes en acoustique :
* Cousteau Jacques Yves, 1976, Encyclopédie Cousteau Messages Invisibles, Le Monde des Océans, Robert Laffont.
* Cochrante Amanda and Callen Karema, 1992, Dolphins and their power to heal, Bloomsbury
* Capra Henir et Kershaw Jon, 1995, Rendez - vous chez les dauphins, Glenat
- Mme Bally Caroline et ses données suivantes :
* Magazine « Ca m'intéresse », n°176, 1995
- Mlle Kein Laetitia et son bilan d?apprentissage de Guama, 1997
- Mr Flandrin Sébastien
- Mme Mercera Birgitta et son mari
- Mme Gérard Jane et les données du rapport en acoustique de Dudzinski, Maria Hatheen, 1996
Je remercie l'équipe hydraulique qui fait un travail considérable :
Mr Azik Eric
Mr Martinez Christophe
Merci aussi à
Mr Desnoues Philippe
Mme Lhoste Véronique
et Mr Hugues François
Pour terminer, j'aimerais remercier Gilles et Christian pour l'énorme « fou rire » lorsqu'on a nettoyé le bassin à Otarie (Christian, je suis allé le plus vite possible pour te ramener l'échelle ! Je suis sûr que tu t'en remettras, n'est ce pas ?).
Introduction
J'ai voulu dans ce rapport faire quelque chose de différent.
En effet, lorsque j'avais vu que tous les rapports se ressemblaient, j'ai décidé de partager mon intérêt à l'acoustique et le sonar (écholocation) du dauphin.
Mon travail de cet été était l'écoute et l'enregistrement des orques (Orcinus orca) en Colombie Britannique (Canada), cela m'a motivé à comprendre comment les dauphins pouvaient émettre des sons et créer l'écholocation.
Evidemment, je suis obligé de parler de la « vie au delphinarium (partie I) et du « dauphin souffleur » (Tursiops truncatus : partie II) car le travail en tant que stagiaire doit être partagé à l'extérieur du Parc Astérix.
C'est dans la dernière partie (partie III) que mes connaissances sont exploitées.
Le sonar ou l'écholocation montre une véritable adaptation à la vie marine depuis des millions d'années, le dauphin a su parfaitement l'adapter pour connaître son environnement et chasser sa proie.
Il fallait mettre tout ça au clair.
Maintenant, à vous de juger.
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A - LA VIE AU DELPHINARIUM
1. Généralités sur le personnel
Nous avons dans le delphinarium du Parc Astérix deux groupes différents :
· le premier groupe est composé de soigneurs-dresseurs : huit personnes en saison et quatre ou cinq en hors saison
· le deuxième groupe est l'hydraulique : composé de quatre personnes toute l'année
2. Description du delphinarium
La superficie totale des bassins (bassin principal, bassin hôpital et bassin quarantaine) est de 1 044,5 m2 pour un volume d'eau de 3 400 000 litres d'eau.
La quantité de sel pour obtenir une salinité équivalente à celle du milieu marin est de 100 tonnes. La longueur du bassin extérieur est de 45 mètres pour une largeur de 17, 5 mètres.
Sa profondeur est de 4,5 mètres aux endroits les plus profonds et de 2,5 mètres aux endroits les plus étroits.
La température de l'eau est de 12 °C minimum en hiver et de 26 °C en été.
L'épaisseur des vitres subquatiques est de 3 centimètres d'épaisseur et posent un réel problème pour les dauphins.
En effet, le piétinement dans la coursive, les cris des enfants, les mains qui grincent sur les vitres ou les chocs métalliques créent un stress aux dauphins (d'après le « rapport d'évaluation des niveaux acoustiques sonores et ultrasonores dans le bassin des dauphins » au Parc Astérix de Mme et Mr Dziedzic).
Un projet pour l'année prochaine est d?ajouter un vitrage supplémentaire (avril 1998).
En hors saison (octobre-avril) les dauphins ne sont pas dérangés.
La capacité des gradins est de 2 000 personnes mas on peut les remplir jusqu'à 3 000 personnes le week-end.
La fréquence du spectacle est de l'ordre de 85% des entrées. Donc, sur le plan économique et financier, le delphinarium est indispensable pour le Parc Astérix.
3. La qualité d'eau
L'eau de mer est constituée de différents produits chimiques et de sel ajouté à l'eau douce qui est constamment filtrée.
Schéma du filtre.
Arrivé à la sortie du filtre, on va rajouter les produits suivants :
· NaCl ou Chlorure de Sodium
· AlSO4 ou Sulfate d?Alumine, comme floculant et baisser le pH
· NaOh ou Soude pour augmenter le pH
· Hcl ou Acide Chlorhydrique, pour réguler le pH
· NaOCl ou Hypochlorite de Sodium
· CuSO4 ou Sulfate de Cuivre comme algicide, contre l'augmentation des algues en grosse quantité
· le Sel s'introduit directement dans le bassin
4. Le contrôle de l'eau
Tous les jours, les deux équipes calculent et analysent la température, le chlore libre, le chlore total et le chlore combiné (chlore combiné = chlore total / chlore libre) et le pH.
Tous ces relevés sont indispensables pour le bien être des animaux car une différence relevée peut causer la mort.
Les paramètres minimum et maximum à ne pas dépasser sont indiqués ici :
| |
Chlore Libre |
Chlore combiné |
Chlore total |
| Max |
1.5 |
1.0 |
2.5 |
| Min. |
0.5 |
- |
0.5 |
| Intervention Immédiate : |
2.0 |
2.0 |
4.0 |
| |
Ph |
Sel |
Température |
| Max. |
8,2 |
35 g-L |
25°C |
| Min. |
7,5 |
25 g-L |
12°C |
| Int. Immé. |
- |
- |
12°C |
5. Hygiène
Les règles d'hygiène sont très strictes dans les locaux du delphinarium.
Du matin jusqu'au soir, tout est soigneusement lavé avec des produits efficaces contre les bactéries ; comme par exemple le chlore pure.
Mais il ne faut pas oublier que le chlore fait partie de la famille des « Organochlorés (PCB, DDT,?) », c'est à dire la première menace polluante dans le monde rejetée par les industries et affectant les cétacés.
Son utilisation en une année dans le delphinarium est énorme.
6. Alimentation et Vitamine
Les dauphins du Parc Astérix mangent du poisson décongelé (Capelans, Harengs, Maquereaux et quelques fois Céphalopodes) avec trois et neuf kilogrammes par jour selon le dauphin.
Etant donnée que la décongélation fait perdre les vitamines indispensables à la santé des dauphins, on enrichit généralement le premier poisson de la journée en comprimés.
On nourrit les dauphins quatre fois par jour ou plus selon les spectacles en pleine saison.
7. Analyse Sanguine
Les prises de sang sont effectuées dans le « bassin hôpital » où l'on vide celui-ci de son eau.
La poussée d'Archimède provoque une pression de leur cage thoracique et occasionne la mort rapidement si les secours n'arrivent pas à temps pour les repousser à la mer.
C'est pour cela que les prises de sang, tous les deux mois environ, doivent être efficaces et rapides.
Lors de cette opération, les dauphins sont stressés physiquement et mentalement. Les dresseurs sont obligés de tenir fermement la caudale pour introduire la seringue.
De plus en plus, on demande aux dauphins de montrer la caudale pour ne pas être obligé de les isoler dans le « bassin hôpital ». Mais cela demande du temps et de la patience.
8. Les dauphins du Parc Astérix
¨AMAYA : c'est la femelle dominante du groupe. Elle ne possède aucune trace sur le corps et seule sa nageoire pectorale droite possède une morsure. Elle a mis au monde deux femelles : ATHENA et AYA. Son âge est d'environ de treize ans et elle est arrivée au Parc le 18/06/1988 en provenance de Cuba. Elle est de couleur très claire par rapport aux autres dauphins, mis à part ses deux filles.
¨ ATHENA : elle est née le 28/07/1993. Elle possède quelques marques sur le « melon » et sur la partie dorsale de la queue. Elle ressemble beaucoup à sa mère et la confusion est possible. Sa couleur est claire et sa nageoire caudale est sans morsure.
¨ AYA : elle est née le 04/07/1996 de parents AMAYA et PICHI. Sa taille est encore très petite et ne possède aucune trace sur le corps. Hélas, au cours du mois de novembre, AYA s?est blessé le rostre en voulant forcer une grille pour s'échapper et fut traumatisée. A partir de six mois environ elle a commencé à manger du poisson en plus de son lait maternel. Elle est très joueuse et ne participe pas encore au spectacle.
¨ PITCHI : il est arrivé au parc le 18/06/1988 de Cuba et âgé d'environ quatorze ans. C'est le mâle dominé par l'ensemble du groupe. Il est balafré sur tout le corps et sa caudale est coupée de partout. C'est peut-être la raison qui pousse à avoir un contact joyeux et tendre avec les dresseurs. Il est adoré par toute l'équipe et même les stagiaires.
¨ BEAUTY : elle est arrivée au Parc le 13/11/1994 en provenance d' »Holiday Parc » en Allemagne. Les conditions de vie en Allemagne étaient désastreuses et la présence de champignons cutanés autour de son évent en est un exemple. BEAUTY perdit un petit à la naissance le 28 juin 1996. Elle a le corps très longiligne. Son âge n'a jamais été su mais ils pensent qu'elle aurait vingt sept ans.
¨ CINDY : elle était avec BEAUTY dans le même bassin en Allemagne avant de venir ici. CINDY possède aussi des « champignons » dans l'évent et semble souvent mal à l'aise. Elle est tout le temps avec un cerceau noir qu'elle ne quitte jamais sauf lorsqu'on le lui enlève ou pendant les spectacles. Elle reste souvent seule en émettant un son caractéristique de son évent ; c'est triste de l'entendre dans ces moments là. CINDY perdit un petit après cinq jours d'existence le 20 juillet 1996.
9. Dressage
Lors du dressage, le spectateur voit :
® PICHI, AMAYA et AYA à sa gauche de la grande plage
® CINDY et BEAUTY au centre
® GUAMA et ATHENA à sa droite
Le groupe garde la même place lors des spectacles et les deux mâles, PICHI et GUAMA, doivent être éloignés le plus possible.
Le dressage est au nombre de deux par jour, le matin et l'après-midi. Les deux repas « gratuits » sont placés avant le premier dressage et en fin de journée.
Sur le document ci-joint (document a.), nous avons le « Bilan d'Apprentissage » correspondant à GUAMA. Tous les dauphins du bassin ne font pas la même chose.
Ce « Bilan d'Apprentissage » a été rédigé par Véronique Fournier et Laetitia Kein en 1997.
B) TURSIOPS TRUNCATUS
1. Cétacés Primitifs et Leurs Evolutions
Tout commence pendant le « tertiaire » ( de 65 à 2 millions d'années) où l'on découvre les mers occupées de poissons et de céphalopodes.
Puis, de plus en plus, les mammifères terrestres découvrent cette richesse marine; parmi eux, les « Mésonychidés » : ce sont des animaux à quatre pattes, recouverts de poils et chassant leur nourriture dans l'élément aquatique pour faire face aux prédateurs terrestres qui ne laissent aucun répit.
La silhouette du « Mésonyx » est proche de celle du chien et s'adapte au milieu marin. Le document ci-joint (document b) montre un animal long de deux à trois mètres, queue comprise, il y a 52 millions d'années.
Squelette d'Anbulocetus Natans (52 millions d'années)
Dès 55 millions d'années, la morphologie des « Archéocètes », ancêtres des cétacés, se modifie très rapidement dans la vie marine. Par exemple, « l'Ambulocetus », loutre géante, mesure jusqu'à trois mètres et pèse environ 300 kilos (le document b est une ressemblance). Certains d'entre eux occupent les mers. Puis arrivent les « Dorudatidés », genre « d'Archéocètes » évolués avec une taille d'environ cinq mètres et aérodynamique. Hélas, la disparition des « Archéocètes » (dut à l'Antarctique qui s'écarte de l'Amérique du sud) crée un tournant dans l'évolution des Cétacés ; le dernier a disparu il y a 30 millions d'années.
Voilà qu'arrive les « Agorophiidés », ancêtres des cétacés à dents, les Odoncètes. Leurs morphologies ressemblent beaucoup aux dauphins d'aujourd'hui. Ils possèdent dès à présent l'ECHOLOCATION. Les derniers sont morts il y a 2 millions d'années.
La disparition des « Agorophiidés » laisse place aux « Squalodontidés », dont le « squalodon » possède un évent qui se place au sommet du crâne et devient un prédateur redoutable. Il disparaît il y a 6 millions d'années avec leurs cousins, les « Kentriodontidés ». Il y a 25 millions d'années qu'apparaît une période de l'ère de tous les cétacés : le « Miocène ». Ainsi, la branche des « Phocoénidés » (marsouins) et les « Monodontidés » (béluga et narval). Les dauphins se structurent, s'organisent, se développent pour un langage très spécialisé et inédit.
Mais il existe toujours un doute sur l'évolution des Cétacés. En particulier, les Paléontologues ne sont pas d?accord sur les origines des « Physétéroides » (cachalots), les « Platanistoides » (dauphins de rivière) ou les « Ziphioides » (baleine à bec). Les nouvelles découvertes donneront des réponses au « chaînon manquant ».
2. Généralités sur le « Tursiops truncatus »
a. Description
Le «Tursiops truncatus » vient - du latin : « tursio » = marsouin
- du grec : « ops » = visage
et « truncatus » = coupé
Il est plus connu sous le nom de « Grand Dauphin » ou « Grand souffleur », mais étant donné les différents noms donnés à ce dauphin, les scientifiques ont pris le système « binominale » datant du 17ème siècle par « Linné ».
Classe : mammifères
Ordre : cétacés
Sous-ordre : odontocètes (cétacés à dents)
Super-famille : delphinoides
Famille : delphinidés
Sous-famille : delphinidés
Genre : tursiops
Espèce : truncatus
Au total, on trouve 10 familles et 68 espèces dans le Sous-ordre des Odontocètes.
Le « Grand Dauphin » est répandu dans toutes les mers tempérées et tropicales et selon l'habitat, sa taille varie entre deux et quatre mètres, pour un poids de 150 à 600 kg environ. Ses dents font jusqu'à un centimètre de diamètre et sont au nombre de 36 à 54 sur chaque mâchoire. Les nageoires pectorales sont triangulaires (de longueurs moyennes, sombres, minces et d'extrémités pointues). Son aileron est situé au milieu du corps. Sa nageoire caudale possède une encoche médiane. Le Tursiops est de couleur gris foncé sur le dos (moins foncé selon les espèces) pour devenir de plus en plus clair et blanc sur le ventre.
b. Habitat
Vivant dans les eaux tropicales et tempérées, on le rencontre surtout près des zones côtières. Chaque population de « dauphins souffleurs » porte un intérêt quelconque aux déplacements des poissons et en général, il va arriver près des côtes au printemps et rester l'été pour repartir en Automne.
c. Population
Il semble qu'aujourd'hui la population du «Grand Dauphin » soit menacée. Les pièges des « filets dérivants » ou « mur de la mort » et de surexploitation de la pêche sont des menaces qui pèsent sur les dauphins. Les usines polluantes qui rejettent sans cesse leurs organochlorés (PCB, DDT, chlore, ) dans la mer est une véritable catastrophe écologique à long terme.
De même, dut à son « sourire » naturel et joyeux et son attitude aimée de l'homme, il est un animal rentable pour les delphinariums du monde entier. Leurs augmentations en « semi-captivité » semblent aujourd'hui croissantes.
d. Alimentation
Le tursiops ne semble pas difficile sur le choix des proies. Du fait de son système d'écholocation (thème du rapport), il est capable de tout pêcher ; même un poisson benthique caché dans le sable ! Il peut manger des céphalopodes et toutes sortes de crustacés.
Le « Grand Dauphin » ne boit pas car il s'hydrate de l'eau contenue dans les poissons.
e. Organisation Sociale et Reproduction
Le Tursiops est un animal qui vit avec deux ou cent individus. Il est social et solitaire et peut choisir de vivre et mourir dans la même famille ; exemple d'un tel comportement : l'Orque (Orcinus orca).
La mère est aidée par une « marraine » lors de l'accouchement pour pousser le nouveau-né à prendre sa première bouffée d'oxygène à la surface. Leur organisation sociale est en pleine évolution dans leur milieu naturel, visuel et acoustique (voir C) I)1.c) « étude comportementale du dauphin grâce à l'acoustique », car les études étaient surtout axées sur la captivité.
La maturité sexuelle est atteinte entre dix et douze ans chez les mâles et de neuf à dix ans chez les femelles.
La mère met au monde un delphineau après une gestation de douze mois, il mesure environ un mètre. La lactation dure de douze à huit mois et il consomme du poisson à partir de six mois. La reproduction est tous les deux à trois ans et la durée de vie est de trente à trente cinq ans (la moitié d'un Orque femelle qui peut vivre jusqu'à 80 ans !).
f. Reconnaître ce dauphin dans son milieu naturel
Le tursiops possède un crâne imposant, séparé du rostre (bec du dauphin) par un profond sillon frontal, caractéristique de ce dauphin. La difficulté c'est qu'il peut-être parfois en présence d'autres individus hybrides. Mais la rencontre avec d'autres espèces reste assez rare.
Toutes les informations supplémentaires sur la morphologie du dauphin et son comportement se trouve dans le document suivant (document c), d'après Mark Cawardine : « Baleines, Dauphins et Marsouins » aux éditions Bordas (1995).
g. Dauphins Ambassadeurs
Il arrive que les dauphins restent dans les baies restreintes ou des endroits localisés et cherchent le contact avec l'homme. Des exemples sont nombreux dans le monde entier. Mais l'explication reste un mystère. Deux hypothèses sont à discuter :
Ø la première hypothèse repose sur un rejet du groupe et le dauphin seul cherche un nouvel ami, l'homme.
Ø la deuxième hypothèse serait la suivante : lors de la Guerre Froide, de nombreux pays ont utilisé des dauphins comme « arme de guerre » (on parle de l'U.S Navy, mais la France est aussi visée et le garde « Secret Défense ») puis évadés ou rejetés par l'homme, ils ne retrouvent plus leur communauté d'origine.
Pour ma part, je voterais pour la deuxième hypothèse.
h. Physiologie
Chez les dauphins, les « sens » olfactifs et gustatifs sont peu développés. Sa vue est utilisée surtout hors de l'eau, pendant les sauts ou lors du « spy-hopping », c'est à dire regarder autour de soi en sortant la tête de l'eau. Les orques le font régulièrement. Par contre les autres dauphins le font rarement en liberté mais plutôt en captivité.
Sa respiration est lente et les dauphins emploient leurs poumons plus efficacement que nous. Ils résistent mieux aux taux élevés de CO2 dans la circulation sanguine lors des apnées. Ils se laissent glisser en évitant de faire trop de mouvement pour ne pas dépenser trop d 'énergie et garder l'oxygène lors de la remontée. Son nombre d'alvéole pulmonaire est supérieure à l'homme : 150 millions pour ce dernier et 450 millions pour le dauphin. De plus il a une augmentation du taux d'hémoglobine, pigment fixateur des globules rouges.
Sa peau est dépourvue de poil et parfaitement hydrodynamique. En effet, lorsque le dauphin se déplace, il crée des turbulences causées par les molécules d'eau. Mais le derme, situé sous l'épiderme, est constitué d?orifices qui vont apporter de fines ondulations et détruire ses turbulences. De plus, les cellules de l'épiderme sont un parfait lubrifiant et relâchant de minuscules gouttes d'huile.
> 2nd partie