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Partie C
C. L'ACTIVITEE BALEINIERE aux AÇORES :
1. Chasse baleinière :
La découverte du bien fait du cachalot commença en 1712, ou un baleinier de Nantucket, sous les ordres du capitaine Christopher Hussey, en harponnant un au hasard, fut la découverte.
Dès 1767, les Açoriens virent les bateaux baleiniers Anglais pour capturer la baleine dans leurs eaux. Le général D.Antao de Almada, gouverneur des îles, informe la reine de la présence de centaines de bateaux chargés de barils d'huile.
En 1832, la première baleinière Açorienne est mise à l'eau à Faial mais vite abandonnée. C'est seulement en 1851 qu'on construit le « poste baleinier » de Porto Pim à Faial mais sans grand départ.
Beaucoup jeune paysan en quête d'aventure embarque sur les baleinières Américaines et apprennent l'art de la chasse. Certains rentrent aux pays et sont les pionniers de la grande époque de l'industrie baleinière Açorienne.
L'équipement, les outils et les bateaux baleiniers sont importés des Etats-Unis. Le 28 avril 1876, la première société « l'Aliança Calhetense » possède une flotte. La chasse débute à Sao Miguel, Flores et Teiceira.
En 1894, Francisco José Machado construit la première baleinière à Lajes do Pico, étape importante dans la chasse.
Dès 1900, les Açoriens ont leur propre flotte et s'écarte des Etats-Unis. L'archipel tout entier ne vit que de la chasse et se crées les premières coopératives. Les bénéfices se divisent en deux, d'une part les équipages et la vigie et de l'autre les armateurs.
En 1909, les premiers bateaux à moteurs sont utilisés aux Açores, mais l'approche de la guerre ne la fait pas valoriser. Après la guerre, la « corporation des armateurs de pêche à la baleine » voit le jour à Lisbonne en 1920, pour promouvoir leurs activités.
Dans le monde entier, les usines à baleines naissent, de la Nouvelle-Zélande jusqu'au Chili, du Canada en Norvège et des Açores à l'Argentine. Les Européens, Américains ou le Japon, commencèrent dès le début du siècle. C'est en 1934, que la première usine de traitement de la nouvelle génération naît aux Açores, à Sao Vincente. Après la seconde guerre mondiale, les captures ne cessent d'augmenter et des nouvelles usines se construisent sur toutes les îles : Faial, Pico et Flores.
En 1953, le marché mondial de l'huile de la baleine est saturé et de nombreux Açoriens quittent leurs îles. Quelques années plus tard, le gouvernement Portugais publie un nouveau décret (N°39657) pour limiter la chasse baleinière sous peine de sanctions. Le document ci-joint (document n°2) montre la pêche à la baleines effectuée aux Açores et au Portugal (ou continent) entre 1938 à 1960.
De 1960 à 1970, l'émigration s'accélère et l'industrie souffre beaucoup pour écouler l'huile suite à un boycott des pays riches. Le gouvernement portugais signe l'arrêt de mort de la chasse à la baleine aux Açores et adhère à la convention du C.I.T.E.S (Commerce international des espèces de la faune et de la flore sauvegardée et menacée d'extinction) à Washington en 1974.
Les usines ferment l'une après l'autre dans les années soixante dix et en 1981, seules les îles de Pico, Faial et Flores chassent encore. Ils fondent la société « Armaçao Baleerias Reunidas LDA » pour relancer la chasse. Dans l'année 1983, Pico garde en stock plus de mille tonnes d'huile suite au campagne de 1981 et 1982 ; les baleiniers attendent un acheteur.
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En 1987, la chasse baleinière est officiellement arrêtée.
2. Séminaire baleinier à Lajes do Pico :
A la fin août, le début d'une fête commence un vendredi pour finir le dernier dimanche du mois. C'est la fête annuelle baleinière. Elle a commencé en 1980 suites aux cents ans de la procession de Notre Dame de la Lourde ( Nossa Senhora de Lourdes), protectrice des baleiniers
L'histoire raconte que des baleiniers en mer ne pouvant revenir à terre prièrent Notre Dame de la Lourdes pour leur venir en aide. Tous furent sauvés. En 1882, la première fête eût lieu pour la première fois à Lajes do Pico.
Neuf jours avant la fête, tous les soirs se pratiquent la messe (novenas) à l'église et le dimanche se fait la procession des bougies (velas).
Tous les chasseurs arrêtent de travailler et se retrouvent au village. Le curé est présent et la Vierge, toujours porté à dos d'hommes prend place tout à tour à l'avant de chaque embarcation baleinière. Le « Mestre » et le « Trancador »saisissent la ligne à baleine et l'enroulent autour de la statue. Ils la font passer sous le bras de l'enfant Jésus. Tous alors se mettent à prononcer leurs voeux :
« Envoie-nous les cardums (grande troupe de cachalot). Ne nous fait plus attendre. Protège-nous de la mâchoire et de la queue. Bénis ces deux harpons aiguisés, fais-les se planter dans la bosse, et ces lances acérées. Fait aussi pousser le maïs plus vite dans le jardin, et les plants de tabacs ».
Puis, la Vierge est soulevée et les ligne défaites. Ainsi de pirogue à pirogue, l'opération recommence. A la fin, la Vierge remontera vers l'église paroissiale jusqu'à la prochaine fête baleinière.
Aujourd'hui, la fête appartient à l'activité culturelle et créative : groupe folklorique, files harmoniques, bales, et des artistes viennent du continent. Chaque village appartenant à Pico, représentent par un cortège le travail traditionnel que l'on fait le mieux.