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Partie E
E) La PHOTO-IDENTIFICATION aux AÇORES :
Deux méthodes sont utilisées pour les reconnaîtrent : la photo-identification et le transect linéaire. La première étude est ce que je propose afin de prendre en photo les animaux et de reconnaître chaque individu. Une seule étude de ce genre a été faite aux Açores. Aussi, un programme scientifique utilisant le soutien financier touristique ne doit pas mettre en cause le non-respect des animaux. Des réponses seraient apportées pour contrôler l'impact du whale-watching à Lajes do Pico.
L'identification va permettre de connaître les relations sociales entre interne du groupe ou externe. En 1994, sur deux cent cinquante pays développant le whale-watching, trente huit pays utilisé la photo-identification. Aujourd'hui, elle n'a cessé de se développer.
1.Détermination photographique :
a. Utilité et But de la photo-identification :
- Chaque individus ont une marque distincte, cicatrice, marque, tâche ou parasite, qui lui est propre. Mais la dorsale, en particulier pour les dauphins, orques et certaines baleines, constitue à elle seule l'empreinte digitale du dauphin. Les combats, jeux, entre individus ou causés naturellement, laissent des traces sur le corps de l'animal. Sa coloration peut être aussi un indicateur, comme la pigmentation de la dorsale, utilisé pour l'identification des baleines. Etant donne que de nombreux cétacés montrent leur dorsale pour venir respirer à la surface, il est possible de les photographier.
- La B.O.C.A d'Espaço Talassa ne pousse pas dans la recherche scientifique. Ce n'est pas son but et c'est bien dommage. La scientifique (et skipper) fait son bilan du nombre des espèces observées par rapport aux sorties ou des espèces identifiées à la vigie. Des statistiques sont crées pour connaître la fréquence de rencontre des cétacés à Lajes do Pico. Lorsqu'une espèce est inhabituelle pour la saison ou le mois, des rapports, articles ou hypothèses se créent.
La fréquence étant exceptionnelle, des écrits ont présenté à des conférences pour montrer l'abondance des espèces.
Justement, ces travaux sont une aide précieuse pour le nouveau programme. Un complément photographique apporterait des réponses à son étude. De toute évidence, une personne serait à plein temps dans cette activité.
b. Matériels indispensables et Comportement du skipper :
- Sur le bateau, le mouvement, le vent humide et les éclaboussures (sel de la mer) peuvent être néfaste aux appareils. Dès le contact avec du sel, il faut utiliser un chiffon imbibé d'eau fraîche et nettoyer rapidement. Aucun appareil est adapté à la photo-identification ni pour supporter des chocs violent sur un bateau. Le photographe aura une main sur l'appareil et l'autre pour se tenir ; c'est inconfortable mais utile pour stabiliser au mieux l'appareil. Afin de protéger l'objectif, on protége la lentille avec un filtre
- La photographie utilisée pour la photo-identification doit être minutieuse et efficace. En effet, selon l'angle, la luminosité (très bonne aux Açores), la distance, reflet du soleil modifie la dorsale ou la caudale. L'appareil doit avoir une vitesse d'exécution rapide (1/500seconde mais 1/200seconde peut suffire) car l'instant est court. On suggère de viser l'horizon pour obtenir une photographie de qualité.
- Un appareil photo, costaud, avec un zoom de 200mm (lentille qui amplifie 4x) ou un 300mm (lentille qui amplifie 6x) est indispensable pour obtenir une image net et distante. Chaque photographe utilise l'appareil qui lui semble le plus pratique, par exemple Marc Carwardine (zoologiste, écrivain et photographe) utilise un Nikon F4 (objectif 80-200mm autofocus), deux F3 (objectifs de 18mm) et un Kodachrome 64 (80 ASA) et 200 pour diapositive.
- La pellicule 200 ASA/ISA (pour 200-300mm) est très bon pour photographier les baleines
Mais aux Açores on recommande aux touristes du 100 dût à un environnement lumineux idéal..
- La deuxième solution est un complément à la première, l'utilisation d'une caméra afin d'intégrer une image sur un programme « arrêt sur image » par ordinateur. Une séquence choisit sur le film ou un montage peut devenir une diapositive ou une photo.
- Le skipper doit être en parfaite synchronisation avec le photographe. Selon le reflet du soleil, l'espèce animal et son comportement, il doit savoir s'ajuster parallèlement à l'animal (ou perpendiculaire) pour avoir la dorsale de l'animal, pour les rorquals ou les dauphins. Dans le cas des cachalots, son approche se fait de côté (voir documents 5a et 5b) et sa distance doit être efficace pour photographier la caudale. La distance de sécurité de cinquante mètres est respectée.
c. Espèces ciblées aux Açores
· Observation générale des cétacés :
L'archipel des Açores est propice à la rencontre des cétacés. Nous avons souvent la possibilité de rencontrer trois espèces différentes à chaque sortie. Le document suivant (document n°6), montre les statistiques d'observations qu'il y a eu entre 1993 (première sortie) et 1998. Les espèces ou la rencontre était la plus forte depuis six ans sont :
- Dauphin commun (Delphinus delphis) : 37.2% de dauphins communs identifiées lors des sorties en mer en six ans.
- Le Risso (Grampus greseus) : ce dauphin connaît une moyenne de 23.1%.
- Le Globicéphal tropical (Globicephala macrorhynchus) : une moyenne de 32.6%.
- Cachalot (Physeter macrocephalus) et Cachalot Pygmée (Kogia breciveps): une moyenne de 42.5%.
- Le Dauphin bleu et blanc (Stenella coeruleoalba) : 18.35%.
- Le Dauphin tacheté (Stenella frontalis) : 30,5%.
- Le Grand Dauphin (Tursiops truncatus) : moyenne de 33.5%.
Les autres espèces ont un pourcentage faible : famille des Rorquals (Balaenoptera) que 1% en six ans, famille des Mesolodons que 4% environs, l'Hyperoodon boréal ( Hyperodon ampullatus) 2.85%, l'Orque (Orcinus orca) observé trois fois en six ans, que 0.85%, le Cachalot pygmée (Kogia breviceps) et la Baleine à bosse (Megaptera novaeangliae) moins de 1% et le Ziphius (Ziphius cavirostris), moins de 0.5%.
· · Photo-identification ciblée :
Une étude difficile en photo-identification ciblée est envisageable pour certaines espèces communes aux Açores et présentes à nos sorties. Donc :
- Dauphin de Risso (Grampus griseus)
- Le Grand dauphin (Tursiops truncatus)
- Le Cachalot (Physeter macrocephalus)
L'autre espèce plus rare à surveiller avec intérêt est :
- Famille des Rorquals (Balénoptéridés) dont la Baleine bleue (Balaenoptera musculus).
Le Dauphin commun, très présent sur Pico, ne demanderait pas tout de suite une étude approfondie. Population importante. De plus, d?autres espèces, difficiles à observées ne permettrait pas non plus une patience supplémentaire pour obtenir le meilleur clicher. Toutes les espèces ne peuvent pas être prises dans cette même activité car le temps de travail pour les trois espèces est colossal.
··· Explication :
- Dauphin de Risso (Grampus griseus) : c'est une espèce commune aux Açores. En été, son identification atteint celle du Dauphin commun (Delphinus delphis) ou du Dauphin tacheté de l'Atlantique (Stenella frontalis)(voir document 6). Habitué à manger les céphalopodes, il profite de la profondeur de Lajes do Pico (document 1) et s'observe à quelques miles de la vigie. Son comportement le pousse quelque fois à rester en surface, sans bouger et se laisse dériver par le courant, puis sonde. Ce temps précieux en surface est une aubaine pour les photographes ! Le corps est marqué de cicatrises ou de balafres. Elles seraient dues à des attaques de calamars, lamproies ou quelques parasites venant s'accrocher. Aussi, l'essentiel des cicatrices proviendrait des jeux, par amour ou par dépit lors des interactions sociales. Tous les dauphins s'infligent des marques mais s'effacent rapidement. Le Risso voit ses cicatrices qui persistent des années ou des décennies. Une aubaine pour le cétologue ! Les motifs de leurs corps et leur dorsale sont uniques pour chaque individu.
Un groupe reconnaissable constitué de mâle adulte (presque blanc) était visible au large de Pico. Pendant des semaines, un groupe curieux s'est approché du bateau mais personne ne pouvait confirmer la présence ou non du même. Aucune analyses photographiques n'a été faites.
- Le Grand dauphin (Tursiops truncatus) : la photo-identification s'est fait en première chez ses animaux. Vivant près des côtes et s'éloignant rarement à quelques milles, il est facilement identifiable. Très curieux, il adore jouer à l'étrave du bateau. J'ai pu constater un groupe identique (une dizaine d'individu) présent pendant une semaine environ au large de Lajes. C'était un mâle avec une cicatrice distincte sur le flanc qui venait jouer en premier vers le bateau. Des naissances reconnaissables par leur couleur étaient signalées dans le groupe. Mais une approche risquée du bateau les faisait tous de suite plongée. Les clichés pris sur des individus ciblés peuvent faire apparaître des marques distinctes.
- Le Cachalot (Physeter macrocephalus) : animal mystique à Lajes do Pico, sa fréquence lui vaut à lui seul une étude. Quelques spécialistes ont commencé ce dure travail mais aussi l'acoustique. Beaucoup d'argent (en millions de dollars) est ciblé sur la caméra magique pour rencontrer le calamar géant et le duel attendu. La dernière expérience montrant un cachalot à plusieurs centaines de profondeurs, détachée la caméra avec sa gueule fixée sur son copain. Les autres tests fût un échec car la caméra ne tenait pas la pression. C'est l'épreuve que les scientifiques (la course à la réussite) se donnent pour le nouveau millénaire. La chance de pouvoir les photographier ou les filmer en pleine saison, est une aubaine pour le chercheur. Quand il sonde, habitué à montrer sa caudale (bord antérieur des lobes) au dernier instant ( aussi dès l'arriver du bateau !) permet la photo-identification. Une pigmentation sous la caudale se reconnaît et des morsures occasionnées par des requins ou des orques. Très souvent, un groupe tout entier reste des heures à la surface en nageant calmement sans se préoccuper des bateaux alentours. Une photo-identification permettrait de reconnaître les espèces en été (et naissance), aider les chercheurs sur la vie sociale, de la population, des naissances et se donner une idée d'une sédentarité ou d'une migration estivale. Le mystère reste entier.
- Famille des Rorquals (Balaenoptera) : il faut tout d'abord savoir que chaque espèce possède une marque, cicatrice, tâche, parasites sur son corps. Même si leur dorsal ne dépasse rarement trente à quarante centimètres de hauteur, c'est photographiquement possible. Les autres marques naturelles qui doivent être photographiées sont : la pigmentation corporelle près de la tête (sur les deux côtés), la pigmentation dorsale de la partie droite de l'animal partant de la tête et s'étendant sur le reste du dos et d?éventuelles cicatrices sur le corps.
La migration des baleines dépend de deux facteurs : la reproduction et l'alimentation. La route des rorquals (pas tous), en Atlantique Nord, constitue un mystère. Il est possible que deux axes principaux se fassent : un axe allant des Bahamas vers le golfe du Saint-Laurent (nord-est du Québec) et un autre axe allant du nord-est de l'Afrique pour les Iles Féroë et l'océan Glacial. Si la deuxième hypothèse est bonne, la route rencontrerait les Açores.
Une espèce intéresse nombreux scientifique, la Baleine bleue ou Grand Rorqual (Balaenoptera musculus), l'un des cinq rorquals que constitue la famille. Non seulement, c'est la plus grande baleine, mais depuis deux ans environs, elle a été vue aux Açores fin avril début mai. Les photos prisent ne montrent pas grand chose de l'animal et personne ne sait si c'était la même ou pas.
Richard Sears, spécialiste unique sur la baleine bleue, a pu identifier trois cent vingt cinq espèces dans le golfe du Saint-Laurent et sept cent quatre vingt cinq dans le golfe de Californie. Sa base (MICS : Mingan Island Cetacea Study) fondé en 1976, est placé sur la route des baleines bleues au nord-est du Québec, dans le golfe du Saint-Laurent. Toutes les dorsales ont été prisent en photo et confrontées entre elles. Cependant, personne ce qu'elles font en hiver ; certaines ont été vues dans l'océan glacial et autour du Groenland mais les Caraïbes ne semble pas concerner cette espèce. Si la population ne se mélange pas alors les deux axes seraient retenus, mais c'est un mystère.
La photo-identification serait d'un grand recourt pour répondre à toutes ces questions. Une seule photo bien prise et au bon moment sur une baleine bleue aux Açores aiderait la recherche. Mais faudrait-il avoir de la chance d?en apercevoir et comparer avec Richard Sears ?
2. Données récoltées et analysées :
a. Le « matching » :
Dès la saison terminée, les pellicules ou diapositives sont abondantes et faut-ils les regarder et analyser. La comparaison et la confrontation des photos du jour, de la semaine, du mois ou de la saison précédente, est appelée « matching ». Cette tâche doit est précise et patiente pour déceler ce qui fera la différence !. On établit un fichier catalogue où sont répertoriés les individus (on prend en moyenne vingt clichés par animal). Ce fichier physique est associé à un fichier informatique où l'on dispose d'un système de reconnaissance des animaux. Il s'agit de déterminer s'il s'agit d'un nouvel arrivant (capture) ou d'un individu répertorié (recapture). Un système informatique peut déterminer des individus possédant des caractéristiques similaires à celles du nouvel arrivant. Toutes photos et dessins sont scannés et archivés sur CD Rom. Un ordinateur s'impose pour de gros catalogues et peut comparer en cinq minutes 1015 caudales de cachalots ou dix minutes neuf milles photos de Baleine à Bosse (Megaptera novaeangliae).
Les meilleures photos serviront ensuite à réaliser le contour de l'aileron en format A4 : on fait une photocopie sur transparent de la photo de l'aileron puis, à l'aide d'un rétroprojecteur, un agrandissement de la photo sur une feuille A4 placée sur un écran clair.
Des dessins de chaque côté de la nageoire caudale ou dorsale montrent les contours, tâches et encoches. Toutes les marques les plus visibles sont reproduites lorsqu'on aperçoit l'aileron en mer.
La difficulté, c'est qu'une dorsale, une marque ou une tâche peut se modifier, disparaître ou croître
b. Analyse Comportementale et Naissance :
Les juvéniles sont difficilement identifiables car leur dorsale est intacte et son corps ne porte pas de marque. Seul la petite taille et sa coloration peuvent aider à sa reconnaissance. On peut conclure par la suite, qu'une nouvelle naissance est apparut et de qu?elle mère.
Le comportement social, amitié, hiérarchie, et groupe sont visibles aux chercheurs. Grâce aux photos, on peut connaître la composition du groupe et déterminer des indices d'association, c'est à dire des affinités plus ou moins longues entre individus.
On peut différencier une espèce à une autre au premier coup d'oeil grâce à sa dorsale, mais aussi par d'autres caractères morphologiques : corps allongé, rostre imposante ou corpulence.
Année après année, on les reconnaît au premier coup d'oeil et l'on associe un nom propre ou un numéro.
Des observations minutieuses permettront des études sur la répartition géographique, les déplacements ou la hiérarchisation. Les échanges d'informations entre les scientifiques de différents pays afin de suivre le déplacement de chacun des cétacés.
c. Aide locale (pêcheurs, touristes) :
- Les pêcheurs de Lajes do Pico se trouvent dans la même zone que le whale-watching en été. La saison de la pêche au thon débute en avril jusqu'à l'été. Les skippers d'Espaço Talassa sont vigilants en mer. Mais, la traditionnelle pêche aux Açores veut qu'ils n'utilisent peu de filets mais seulement la ligne Vous ne trouverez jamais de filets dérivants aux Açores ! D'ailleurs, les pêcheurs se plaignent que quelque fois lors de la remontée de la ligne, le dauphin est mangé la proie.
Etant donné qui coopère dans la même zone que les cétacés du printemps a l'été, une complémentarité de leurs observations serait bénéfique pour l'étude. Il arrive que pendant la saison ou les sorties soient rares (début et fin de saison), les pêcheurs aperçoivent des dauphins et baleines. Ils vivent de la mer et y restent une grande partie de leur vie. Souvent, ils partent des jours ou des semaines au large des Açores, et sont obligés de rencontrer quelque chose. L'identification des espèces serait accompagnée du lieu, distance, GPS, temps et dans quel axe cardinal. Tout serait écrit sur une feuille adéquate. Leur aide est primordiale.
- Les touristes embarqués sur les bateaux de whale-watching (en prenant en compte la concurrence aux Açores et à Lajes do Pico) peut participer à la photo-identification. Utilisant souvent des appareils sophistiqués et moderne, des touristes prenant de bon cliché, apporte leur photo. C'est échange s'effectue déjà à Espaço Talassa, recevant des clients leur souvenir en mer. Tout le monde serait content aussi bien les chercheurs que les clients.